Exposition Voyage au cœur de la jungle colombienne et dans la Cordillère des Andes à la rencontre des indigènes Embera

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Du 16 janvier au 26 février

Exposition Voyage au cœur de la jungle colombienne et dans la Cordillère des Andes à la rencontre des indigènes Embera

Photographies de Fernand Meunier, président d’Explorer Humanity

Vernissage mercredi 10 février à 18h30

Lieu : Maison de l’Amérique latine en Rhône-Alpes. 2, rue Lainerie 69005 Lyon www.maison-latine.com / 04 78 30 14 08 / Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Le Chocó en Colombie

Vu d’avion, le département du Chocó, (un territoire de 46 530 km²) limitrophe du Panama au nord est entièrement constitué d’une immense forêt tropicale humide.

La forêt du Chocó est l’endroit où la biodiversité est la plus importante au monde. Il s’agit d’une région stratégique significative, où les intérêts sont différents selon les acteurs armés : exploitation des ressources forestières et minières, cultures intensives (palme africaine), cultures de coca permettant de financer le conflit.

Quibdó, établie au bord du fleuve Atrato, enclavée dans cette forêt tropicale, est la capitale du Chocó avec 120 000 habitants. Tous les villages sont construits en bordure des fleuves. L’implication des civils dans le conflit est sans cesse encouragée. Ils sont victimes du blocus économique, de l’occupation de leur terre, des déplacements forcés, des prises d’otages, des disparitions et des massacres, Les acteurs armés légaux et illégaux (les paramilitaires, forces d’extrême droite et guérillas, forces d’extrême gauche : FARC et ELN) violent ainsi le principe de Distinction du Droit International Humanitaire des Conventions de Genève : il est essentiel de faire la distinction entre combattants et civils pour ne pas impliquer ces civils dans le conflit armé interne.

La fuite, l’expropriation et les violations des droits de l’Homme sont le lot quotidien des habitants de la région, otages de ces affrontements. 40% des personnes vivant actuellement au Chocó ont été déplacées et Quibdó accueille à présent 18 000 victimes du conflit. Les conditions d’hygiène et d’assainissement n’existent pas, les droits à l’alimentation, à l’éducation et à la santé ne sont pas appliqués envers la plupart des habitants et surtout pour les minorités ethniques, tels les indigènes Embera (environ 35 000). Tous ces facteurs ne font qu’aggraver les problèmes humanitaires.

 

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